Pour bien commencer l'année 2018, je te propose une lecture à la fois passionnante et scientifique, à même de satisfaire ta curiosité naturelle tout en te donnant quelques idées pour un univers de SF. Voici donc Demain les animaux du futur, par Sébastien Steyer et Marc Boulay.
Ce livre nous projette dans 10 millions d'années. Les auteurs ont imaginé comment la vie sur Terre allait évoluer suite à la 6e crise d'extinction et la disparition de l'humanité.
Un joyeux groupe de pratiquants du jeu de rôle à Nantes partage ses scénarios, aides de jeu et autres découvertes.
Affichage des articles dont le libellé est SF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SF. Afficher tous les articles
mercredi 3 janvier 2018
mardi 22 août 2017
[Nouvelle] La fin d'un monde
Tout comme l'an dernier, le 22 août est le Ray's Day. Comme l'an dernier, je participe avec une nouvelle de mon cru. Cette fois, je pars dans la science-fiction. Ayant manqué de temps pour y travailler, je ne suis pas très fière de la qualité de cette nouvelle. J'espère qu'elle te plaira quand même.
Au début, Mona croyait les informations officielles. Elle remarqua, bien entendu, que malgré l’abondance des transports d’évacuation, la population de Zeltra IV ne semblait pas diminuer d’un iota, mais elle pensait à une sorte d’illusion, qui durerait jusqu’aux derniers jours, au cours desquels il semblerait que la planète se viderait d’un seul coup. Ce fut Reech qui lui ouvrit les yeux, un soir, alors qu’ils prenaient ensemble l’ascommun pour rentrer chez eux.
‒ T’as toujours pas reçu ton avis d’embarquement, toi non plus, lui dit-elle.
‒ Je crois pas que je le recevrai un jour.
‒ Comment ça ?
Reech posa la main sur le bras de Mona.
‒ Je sais compter, c’est tout. Nous sommes quarante milliards sur cette planète. Et on est évacués au rythme de cinq millions par jour. À ce rythme, faudra plus de vingt ans pour tous nous sortir !
Les passagers à côté d’eux commençaient à écouter la conversation.
‒ Et ça, c’est la prévision optimiste, ajouta Reech. Parce que pour l’instant, c’est l’évacuation vers les systèmes les plus proches. Mais aucune planète n’est en mesure d’accueillir un tel flux d’immigration. Tôt ou tard, on sera déposés dans des systèmes plus lointains et la cadence va ralentir.
Reech attendit quelques arrêts avant de continuer. Quand la foule dans l’ascommun fut moins dense, il se pencha vers Mona et lui glissa à l’oreille :
‒ J’ai un pote, il a réussi à dégoter un vieux moteur supraluminique et l’a fixé sur sa navette. Je pars ce soir. Si tu veux, y’a une place pour toi.
Mona se figea.
‒ T’es complètement fou. Son bricolage, y’a une chance sur deux qu’il tienne pas. Vous allez finir disparus dans l’hyperespace, c’est tout ce que vous allez y gagner !
‒ C’est notre seule chance de survie. Elle est mince, mais je choisis de la prendre. Et toi ?
‒ J’attendrai mon avis d’embarquement.
Reech regarda ses pieds, comme vaincu.
‒ Si tu changes d’avis, bipe-moi. Faut que tu saches une chose, quand même. Tu recevras ton avis que quand tous ceux qui sont plus riches que toi seront partis. Regarde bien autour de toi et réfléchis.
Mona laissa Reech partir sans elle. Elle n’avait pas préparé ses affaires, elle avait toujours son travail, elle n’était pas prête à partir de façon clandestine. Les messages officiels assuraient qu’il n’était pas nécessaire de paniquer, qu’il faudrait de longs mois avant que l’atmosphère de la planète ne devienne irrespirable, et que chacun aurait, à un moment ou un autre, son avis d’embarquement. Si aucun écran ne le disait, Mona était convaincue que la recherche scientifique était sur les dents. Évacuer la planète était une mesure de précaution, il était évident que trouver une solution permettant à tous de rester était économiquement plus intelligent. Les autres planètes ne pouvaient qu’aider à financer une telle recherche, cela leur épargnerait d’avoir à accepter des milliards de réfugiés.
Au début, Mona croyait les informations officielles. Elle remarqua, bien entendu, que malgré l’abondance des transports d’évacuation, la population de Zeltra IV ne semblait pas diminuer d’un iota, mais elle pensait à une sorte d’illusion, qui durerait jusqu’aux derniers jours, au cours desquels il semblerait que la planète se viderait d’un seul coup. Ce fut Reech qui lui ouvrit les yeux, un soir, alors qu’ils prenaient ensemble l’ascommun pour rentrer chez eux.
‒ T’as toujours pas reçu ton avis d’embarquement, toi non plus, lui dit-elle.
‒ Je crois pas que je le recevrai un jour.
‒ Comment ça ?
Reech posa la main sur le bras de Mona.
‒ Je sais compter, c’est tout. Nous sommes quarante milliards sur cette planète. Et on est évacués au rythme de cinq millions par jour. À ce rythme, faudra plus de vingt ans pour tous nous sortir !
Les passagers à côté d’eux commençaient à écouter la conversation.
‒ Et ça, c’est la prévision optimiste, ajouta Reech. Parce que pour l’instant, c’est l’évacuation vers les systèmes les plus proches. Mais aucune planète n’est en mesure d’accueillir un tel flux d’immigration. Tôt ou tard, on sera déposés dans des systèmes plus lointains et la cadence va ralentir.
Reech attendit quelques arrêts avant de continuer. Quand la foule dans l’ascommun fut moins dense, il se pencha vers Mona et lui glissa à l’oreille :
‒ J’ai un pote, il a réussi à dégoter un vieux moteur supraluminique et l’a fixé sur sa navette. Je pars ce soir. Si tu veux, y’a une place pour toi.
Mona se figea.
‒ T’es complètement fou. Son bricolage, y’a une chance sur deux qu’il tienne pas. Vous allez finir disparus dans l’hyperespace, c’est tout ce que vous allez y gagner !
‒ C’est notre seule chance de survie. Elle est mince, mais je choisis de la prendre. Et toi ?
‒ J’attendrai mon avis d’embarquement.
Reech regarda ses pieds, comme vaincu.
‒ Si tu changes d’avis, bipe-moi. Faut que tu saches une chose, quand même. Tu recevras ton avis que quand tous ceux qui sont plus riches que toi seront partis. Regarde bien autour de toi et réfléchis.
Mona laissa Reech partir sans elle. Elle n’avait pas préparé ses affaires, elle avait toujours son travail, elle n’était pas prête à partir de façon clandestine. Les messages officiels assuraient qu’il n’était pas nécessaire de paniquer, qu’il faudrait de longs mois avant que l’atmosphère de la planète ne devienne irrespirable, et que chacun aurait, à un moment ou un autre, son avis d’embarquement. Si aucun écran ne le disait, Mona était convaincue que la recherche scientifique était sur les dents. Évacuer la planète était une mesure de précaution, il était évident que trouver une solution permettant à tous de rester était économiquement plus intelligent. Les autres planètes ne pouvaient qu’aider à financer une telle recherche, cela leur épargnerait d’avoir à accepter des milliards de réfugiés.
dimanche 25 juin 2017
Un peu de lecture - Les Compagons du Foudre
Si tu ne sais pas encore quoi emporter sur la plage comme lecture, voici une suggestion pour cet été.
Avertissement : tu liras sur la biographie de l'auteur qu'il est né à Nantes et qu'il est amateur de jeu de rôle. Effectivement, même s'il vit désormais en région parisienne, je le connais et il a d'ailleurs participé à la rédaction d'un ou deux articles de ce blog. Cette présentation n'est par conséquent pas forcément complètement impartiale.
Le Foudre est un vaisseau d'une technologie aujourd'hui oubliée, datant d'avant la Der, la guerre ayant rendu la terre inhospitalière. Son équipage est constitué de personnages hauts en couleur, vivant en toute illégalité de la recherche d'objets technologiques dans la brume. L'histoire commence quand une jeune femme tombe à travers la carlingue, rendue amnésique par le choc. Poursuivis par les autorités, les héros vont se retrouver plongés dans les intrigues de l'Ordre du Renouveau, la théocratie en place...
Avertissement : tu liras sur la biographie de l'auteur qu'il est né à Nantes et qu'il est amateur de jeu de rôle. Effectivement, même s'il vit désormais en région parisienne, je le connais et il a d'ailleurs participé à la rédaction d'un ou deux articles de ce blog. Cette présentation n'est par conséquent pas forcément complètement impartiale.
Le Foudre est un vaisseau d'une technologie aujourd'hui oubliée, datant d'avant la Der, la guerre ayant rendu la terre inhospitalière. Son équipage est constitué de personnages hauts en couleur, vivant en toute illégalité de la recherche d'objets technologiques dans la brume. L'histoire commence quand une jeune femme tombe à travers la carlingue, rendue amnésique par le choc. Poursuivis par les autorités, les héros vont se retrouver plongés dans les intrigues de l'Ordre du Renouveau, la théocratie en place...
lundi 11 juillet 2016
Alter-URSS - un scénario pour Brain Soda (rayon Kosmokitch)
Dans ce film espagnol des années 2010, les protagonistes sont des cosmonautes russes (bravo aux lettrés qui ont repéré le pléonasme !). Dans un futur relativement proche, la conquête spatiale aura débuté pour de bon, notamment grâce à la possibilité d'utiliser des trous de ver apparaissant de manière prévisible pour voyager "plus vite que la lumière". Après dix années d'exploration d'une planète abritant la vie, sans la moindre nouvelle de la Terre (et les nouvelles qu'ils ont envoyées ne sont pas encore arrivées), nos cosmonautes (les personnages-joueurs) prennent un trou de ver dans le sens inverse et atterrissent à Moscou. Ils découvrent rapidement que le monde a profondément changé.
Il s'agit d'un scénario de découverte du jeu de rôle d'une heure, qui a été proposé aux Utopiales 2015 sur le thème Réalités.
Il s'agit d'un scénario de découverte du jeu de rôle d'une heure, qui a été proposé aux Utopiales 2015 sur le thème Réalités.
jeudi 27 novembre 2014
[Nouvelle] Chant d'automne
C'est la première fois qu'une nouvelle paraît sur ce blog. Mais comme vous le saurez un jour quand j'aurai enfin fait une page "à propos", ce blog est en partie une suite du Bob'Zine (défunt, sortez vos mouchoirs), et dans le Bob'Zine, il y avait des nouvelles... donc si c'est la première fois, ce n'est pas la dernière ! L'idée de cette histoire m'est venue pendant les Utopiales, dont le thème était Intelligences, et en suivant une conférence sur une intelligence artificielle avec une conscience humaine, je me suis fait la réflexion qu'on pourrait éventuellement la pirater. Au final, ce que j'ai écrit s'est fortement éloigné de l'idée d'origine, mais je vous laisse lire (et même partager ou commenter, ça me ferait vraiment plaisir).
La femme qui entra dans le bureau de M. Rabeyraud semblait sensiblement moins âgée que ses clientes habituelles, et il se douta immédiatement de la raison de sa venue.
«Bonjour Mme Salier, dit-il. Prenez donc un siège, nous allons apprendre à mieux nous connaître pour savoir si notre offre correspond à votre besoin.»
Tandis que Mme Louise Salier accrochait sa veste au portemanteau dans l’entrée et s’installait sur le siège, M. Rabeyraud enchaîna sur le discours d’usage :
«Je préfère vous prévenir immédiatement que Mémoire Vivante ne rendra immortelle que votre pensée. En ce qui concerne l’âme, c’est une question de croyance personnelle. Laissez-moi vous présenter notre plaquette.»
La femme qui entra dans le bureau de M. Rabeyraud semblait sensiblement moins âgée que ses clientes habituelles, et il se douta immédiatement de la raison de sa venue.
«Bonjour Mme Salier, dit-il. Prenez donc un siège, nous allons apprendre à mieux nous connaître pour savoir si notre offre correspond à votre besoin.»
Tandis que Mme Louise Salier accrochait sa veste au portemanteau dans l’entrée et s’installait sur le siège, M. Rabeyraud enchaîna sur le discours d’usage :
«Je préfère vous prévenir immédiatement que Mémoire Vivante ne rendra immortelle que votre pensée. En ce qui concerne l’âme, c’est une question de croyance personnelle. Laissez-moi vous présenter notre plaquette.»
Inscription à :
Articles (Atom)




