Le thème des Utopiales de l'an dernier était
Machines. La première association d'idées qui m'est venue au moment d'écrire un scénario dans le thème était
Machine à laver. Je n'ai pas cherché plus loin...
Je n'ai pas joint les prétirés, vous pouvez créer n'importe quel personnage ordinaire pour ce scénario.
Si vous trouvez que les machines à laver, c'est vraiment un choix barré pour le thème, je vous invite à écouter le p
odcast des Voix d'Altaride sur l'écriture d'un scénario sur un thème qui ne nous inspire pas dès qu'il sera sorti. Vous aurez le plaisir d'entendre, outre mes
euh..., de nombreuses astuces sur ce sujet !
Et maintenant, le scénario !

La Machine est une laverie automatique tout à fait banale de l’île de Nantes.
Et ce jeudi est une journée parfaitement ordinaire.
À 16h30, la laverie commence à se remplir de divers protagonistes, venus ici pour laver leur linge. Olivier Houssel, quadra BCBG, est arrivé avant les PJ (personnages des joueurs).
16h35 - enfant en détresse
Un enfant de 5-6 ans entre dans la laverie, seul. Si personne ne l’intercepte, il file se cacher sous un banc.
Si un PJ lui demande ce qu’il fait là, il explique qu’un monsieur veut lui faire du mal. En plus, il lui a donné des bonbons.
Peu après, un homme arrive et appelle “Lucas !” à l’intérieur de la laverie. Puis il demande aux PJ s’ils n’ont pas vu passer un petit garçon. Il a l’air franchement énervé (mais un jet réussi de “Espèce de mytho !” permet de comprendre qu’il est également très inquiet).
Explications
Le monsieur lui a bien donné des bonbons, mais c’est son père ! Lucas s’est enfui parce que son père lui a promis une fessée dès qu’ils seraient rentrés à la maison - parce qu’il a traversé la route tout seul.
Le père est maladroit, pour que Lucas se montre il lui promet un châtiment encore pire (“tu pourras plus t’asseoir pendant 3 jours”), ce qui accentue la frayeur de l’enfant (qui n’en est visiblement pas à sa première fessée). Lucas est assez futé pour prétendre que son père est un inconnu, mais il est facile de le piéger. Si on le rend à son père, il manifestera une terreur qui pour le coup n’est en rien simulée. Celle-ci est due à la fessée qui l’attend, que le père, élevé à la dure, estime être un juste châtiment (“j’en ai reçu plus d’une quand j’étais petit, ça m’a remis les idées en place, c’est grâce à ça que je ne suis pas un délinquant”). Selon leur opinion sur le sujet, les PJ pourront tenter de le convaincre d’être plus doux.
Si le père de Lucas ne retrouve pas son fils ou bien si les PJ le protègent, il préviendra la police de la disparition.